Dire non à un projet protège les autres
Accepter tous les projets, c'est se condamner à les bâcler. Refuser au bon moment, c'est garantir la qualité de ceux qu'on garde.
La tentation est forte, surtout en indépendant, de dire oui à tout. Mais un agenda saturé se paie toujours quelque part : sur le soin, sur les délais, ou sur le sommeil.
Je sélectionne les projets selon trois critères simples : ai-je les compétences pour bien le faire, ai-je la disponibilité réelle, et l'approche du client est-elle compatible avec ma manière de travailler.
Le premier critère évite de vendre une expertise qu'on n'a pas. Mieux vaut orienter vers quelqu'un de plus qualifié que d'apprendre sur le dos d'un client qui paie le prix fort.
Le deuxième est le plus difficile à respecter. Il est tentant de caser un projet de plus « en parallèle », mais le parallèle finit toujours par déborder sur le travail en cours. La disponibilité, ça se compte honnêtement.
Refuser n'est pas un rejet. C'est souvent rendre service : orienter vers quelqu'un de mieux placé, ou proposer un périmètre plus réaliste. Un non honnête vaut mieux qu'un oui qui décevra.
Et sur le long terme, un refus argumenté inspire plus confiance qu'un oui systématique. Le client comprend qu'on ne lui vendra jamais quelque chose dont il n'a pas besoin.
Chaque projet refusé est du temps rendu à ceux que j'ai acceptés. C'est aussi simple que ça.